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Le Labyrinthe d'Amiens

Accueil > Intérieur > Labyrinthe


Dimensions

  • Largeur totale : 12, 14 m
  • Intégré dans un cercle de diamètre 14, 10 m
  • Inscrit dans un octogone de 12, 60 m
  • Octogone central de 1,269 m
  • Carreaux du dallage de 32 cm de côté

Le Labyrinthe


La Pierre Centrale

La pierre centrale, quant à elle, porte les figures de l'évêque et des trois maître d'oeuvre, qui sont incrustés en marbre blanc. Elle possède aussi une rose des vents qui indique les quatre points cardinaux. On peut remarquer que la cathédrale n'est pas parfaitement orientée Est-Ouest, mais possède quelques degrés d'inclinaison par rapport à cet axe.

Autour de la pierre centrale, il y a une bande de cuivre, qui n'est pas d'origine car elle était illisible depuis longtemps, dont voici l'inscription :

En lan de grace mil IIe

Et XX fut leuvre de cheens

premierement encommenchie

adonc yert de cheste evesquie

Evrart evesque benis

Et roy de France Loys

Qui fut filz Phelippe le Sage

Chil qui maistre yert de loeuvre

Maistre Robert estoit nommes

Et de Lusarches surnommes

Maistre Thomas fut apres luy

De Cormont et apres

Ses filz maistre Regnaut qui mettre

Fist a chest point chy ceste lettre

Que lincarnacion valoit

XIIIe ans XII en faloit

Traduction : En l'an de grâce 1220, l'oeuvre de cette église fut commencée. L'évêque de ce diocèse était alors Evrard ; Le roi de France, Louis, fils de Philippe le Sage. Celui qui fut maître de l'oeuvre s'appelait maître Robert de Luzarches : après lui vint maître Thomas de Cormont, et , après celui-ci son fils, maître Renaud, qui fit placer l'inscription en l'an de l'incarnation 1288.

Pierre Centrale du Labyrinthe


Pierre Centrale du Labyrinthe



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Symbolique du Labyrinthe (ou encore Dédale)

A l'origine, c'était le nom du palais du roi Minos de Crête, où était enfermé le Minotaure, et d'où Thésée ne put sortir que grâce au fil d'Ariane.

On l'appelle aussi Chemin de Jérusalem : à la fois signature des confréries initiatiques de bâtisseurs, c'était aussi un substitut du pèlerinage en Terre Sainte. C'est pourquoi on trouve en son centre le Temple de Jérusalem ou l'architecte. Après avoir erré dans de nombreuses boucles, s'approchant et s'éloignant sans cesse de son but, l'élu arrive enfin au Centre du Monde : ceux qui ne pouvaient faire le pèlerinage réel le parcouraient à genoux, en imagination. Le centre est alors le lieu saint, objectif de tout pèlerin : le Saint Sépulcre.

Le labyrinthe est aussi un système défensif : Thésée, enfermé dedans ne doit son salut qu'à l'aide d'Ariane. Il annonce la présence en son sein de quelque chose de sacré que l'on doit protéger. Seuls les initiés peuvent en percer les méandres et accéder à son centre : après l'épreuve initiatique, il est consacré, introduit dans les arcanes et lié au secret de sa connaissance nouvelle.

Pour la tradition kabbalistique, reprise par les alchimistes, il est aussi appelé Labyrinthe de Salomon : Il serait l'image complète de l'oeuvre à accomplir. Fait de pierres blanches et noires, il faut combattre ses deux natures, les sublimer et renaître entier : solve et coagula. Il est la victoire du spirituel sur le matériel.

Au niveau des énergies telluriques, le labyrinthe est aussi très significatif : à son entrer, le taux normale de la vie, 6 000 UB. Durant le parcourt, 8000 UB : l'initié est aidé par une énergie plus forte durant son cheminement. Juste avant de pénétrer sur la dalle centrale : 1 500 UB, la mort symbolique avant la renaissance. Le centre : 14 000 UB, l'état de spiritualité. (note pour les UB, voir la page sur le tellurisme.

Le labyrinthe à la même superficie et taille que la grande rosace ouest.



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Autour du Labyrinthe : le pavage élémentaire

Une ligne noire partge la nef de la cathédrale en deux. Cette ligne est interrompue par le labyrinthe, et se poursuit après. Ou plutôt, si on suit la ligne, il faut passer par l'épreuve du labyrinthe pour pouvoir poursuivre son chemin.

Avant le labyrinthe, on remarque de chaque côté de la ligne des svastikas : à gauche, elles sont noires sur fond blanc, et à droite, blanches sur fond noires. Il faut savoir que ce symbole de la svastika est un très vieux symbole. Il représente la force de vie, les énergies qui tournent et génèrent la vie. C'est une roue solaire. Quel dommage que ce beau symbole ne fut défiguré, voire pire, par les nazis durant la deuxième guerre mondiale, qui en ont fait un symbole de mort. Ces gens-là ne respectaient rien, et ils ont souillé le monde dans sa chair et dans son âme, allant jusqu'à en corrompre certains symboles.

Après le labyrinthe, nous pouvons voir un dallage élémentaire : quatre pavages représentant chacun un des quatre éléments : Feu, Air, Eau et Terre.

L'homme qui parcourt le chemin spirituel de la Cathédrale, après avoir connu la mort initiatique à l'entrée de la dalle centrale du labyrinthe, et être régénéré en son centre, sort du labyrinthe et se retrouve équilibré par les quatre éléments. La force nouvelle en lui se stabilise et il en devient ainsi pleinement le maître.


Pavage de la nef


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